La fermentation, la première étape vers le Champagne
Le bois : structure et complexité
La fermentation peut également avoir lieu en fûts ou en cuves de bois, selon le style recherché.
Contrairement à l’inox, le bois permet de très faibles échanges d’oxygène, appelés micro-oxygénation, qui peuvent contribuer au développement de la structure et de la complexité du vin.
Le résultat peut être un vin plus ample, profond et complexe, avec davantage de volume et de rondeur en bouche.
Selon l’essence et l’origine du bois, son mode de fabrication, son niveau de chauffe, ainsi que l’âge et l’usage du fût, de délicates notes épicées, vanillées ou de fruits secs peuvent se révéler dans le vin. Dans les grands Champagnes, l’objectif n’est pas nécessairement de percevoir le bois, mais de l’utiliser comme un outil pour apporter davantage de profondeur et de dimension au vin.
La terre cuite : une approche plus confidentielle
Autre possibilité, plus rare mais particulièrement intéressante : la terre cuite.
Comme le bois, elle est poreuse et permet de très lents échanges avec l’oxygène. La différence est que, lorsqu’elle n’est pas traitée, elle reste beaucoup plus neutre sur le plan aromatique.
Le vin peut ainsi évoluer doucement au contact de l’oxygène sans prendre les arômes caractéristiques du bois.
Le résultat peut être un vin vibrant, pur et profondément lié à son origine, raison pour laquelle la terre cuite est souvent réservée à des vinifications en petites quantités ou à des cuvées particulières.
Trois contenants, trois expressions
Et après la fermentation ?
La première fermentation n’est que le début. Le vin entre ensuite dans une nouvelle phase où le temps, l’élevage sur lies et les choix du Vigneron vont continuer à façonner sa structure, sa complexité et son caractère.
Et pendant que nous levons nos verres aux Champagnes des vendanges passées, en cave, le travail a déjà commencé pour créer les Cuvées qui raconteront l’histoire du millésime 2026.
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